Monténégro – Road trip en famille

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Sommaire

Découvrir l’avant Monténégro dans notre récit “Croatie – Road trip en famille”

Jour 1 – Arrivée à Tivat

Après une bonne demi-heure d’attente, nous passons enfin la frontière et nous nous dirigeons vers le bac pour traverser le bras de mer qui mène à Tivat et ne pas devoir faire tout un détour. Emeline est folle de joie, elle a hâte de monter avec la voiture sur le bateau. Son excitation est à son comble lorsque le bac démarre.

Nous avons des difficultés pour trouver notre appartement pour la nuit car notre gps ne connait pas cette adresse. Nous nous arrêtons pour demander de l’aide à un monténégrin, le gars est super gentil et téléphone lui-même à notre propriétaire qui finit par nous attendre dans la rue pour nous accueillir. Elle passe du temps avec nous pour nous expliquer ce qu’il y a à visiter. Ces monténégrins sont vraiment de chouettes hôtes.

Le temps de nous installer, de prendre une bonne douche et nous nous posons dans notre petit appartement. 20h30, les enfants roupillent et nous, nous préparons la journée de demain.

Jour2 – Tivat – Bouche de Kotor

Le tocsin s’est mis, comme tous les jours, en route à 6h !!! Bref, pour 7h, tout le monde était debout. A 8h, nous démarrons pour aller voir le mausolée de Njegos mais avant cela nous improvisons un petit arrêt au fort Gorazda. Il n’y a personne si ce n’est deux cyclistes (ils sont fous de venir jusque là en vélo !) qui font voler leur drône. Tandis que Jéré essaye de faire voler le sien et que Théo fait dodo dans la voiture, Emi et moi partons à l’aventure à l‘intérieur du fort puis à l’extérieur. Nous y prenons beaucoup de plaisir car la végétation a repris ses droits ce qui est d’autant plus excitant ! Emeline en revient ravie car nous avons même croisé une chauve-souris .

Cette fois, c’est la bonne, nous allons au Mausolée de Njegos, nous sommes dans les premiers à arriver ( Tu m’étonnes il est à peine 9h). Nous arrivons au pied de 465 marches (oui oui, nous les avons comptées) et nous commençons à les gravir avec Théo qui est sur les épaules de Jéré. Une fois arrivés au dessus, nous contemplons la chapelle qui est sobre mais très belle puis nous passons derrière, marchons sur une crête et atteignons un magnifique panorama à 360 degrés. Théo et Emi en profite pleinement.

En route vers la ville de Cetinje. Mais avant cela il faut passer dans ces petites routes de montagnes… Quelques frayeurs plus tard et surtout un beau mal de crâne nous finissons par arriver à la petite ville tant convoitée. Nous trouvons une délicieuse Pekara (boulangerie) pour acheter notre baguette. Un peu plus loin nous trouvons un petit banc à l’ombre où nous mangeons en observant la vie des gens. Théo, lui en profite pour manger ses légumes que j’avais fait chauffer au préalable dans la voiture grâce à la machine magique. Nous nous baladons dans la petite ville qui est agréable car il n’y a pas beaucoup de monde.

Dernière ville de la journée, Budva mais avant ça nous voulons aller voir le Sven Stefan, sorte de Mont Saint Michel. Quelle horreur pour y arriver, les routes sont super étroites.

La vieille ville de Budva est attrayante avec ses petites rues étroites à l’intérieur de sa muraille de pierres. Nous la trouvons tellement agréable que nous nous installons dans le Casper bar (recommandé par Géoguide) pour prendre une bière monténégrine, un jus de de fruit et un iced tea fait maison. Mmmm un régal !

Nous cherchons également un petit magasin de souvenirs conseillé par le Géoguide mais qui ne sera pas à la hauteur de nos espérances… mais au moins on s’est baladé dans cette charmante ville.

Afin de faire plaisir à Emi, nous faisons un dernier stop à la plage Kalardovo. Nous sommes tout contents car, pour une fois, la voiture est garée juste à côté de l’entrée, nous avons une place juste à côté de l’eau puis… Nous nous rendons compte que l’eau n’est pas du tout agréable : elle est vaseuse, pleine d’algues dégueulasses mais… Elle est chaude, c’est déjà ça. Nous nous relayons sans arrêt entre Emi qui veut jouer dans l’eau.

La journée s’achève en allant faire quelques courses pour le soir. Nous avons vraiment beaucoup de mal à trouver des repas faciles à faire soi-même sans utiliser trop de casseroles… Finalement, nous nous rabattons sur des fish-sticks (qui n’ont pas le même goût que chez nous), une sauce bizarre avec des aubergines et du riz… Bref, on fait ce qu’on peut…

Au moment où j’écris, Jérémy me rappelle quelques anecdotes à rajouter pour cette journée :

  • La police est omniprésente au Monténégro, nous les voyons, partout et tout le temps.
  • Nous avons opté pour mettre notre nappe de pique-nique sur notre pare-brise à Cetinje afin qu’elle ne chauffe pas trop : ça a bien fonctionné.
  • Nous avons une chance de dingues car, à Budva, nous avons eu une place à l’ombre et nous l’avons trouvée super facilement.

Jour 3 – Monastère d’Ostrog

Théo se réveille à 6h mais… Il se rendort jusqu’à 7h45. Incroyable. Du coup, pour une fois, nous commençons notre journée un peu plus tard. Nous nous mettons en route pour aller vers le monastère d’Ostrog. En chemin, nous nous arrêtons dans une Pekara. Nous y achetons une baguette et deux spécialités d’ici. Ca ressemble à de la pâte feuilletée avec de la viande à l’intérieur. C’est délicieux ! Nous continuons notre route et nous arrêtons dans les montagnes car il y a un magnifique point de vue. Jérémy en profite pour faire voler son drône tandis que moi je prends quelques photos.

En repartant nous voyons un petit marchand de denrées alimentaires, nous lui achetons une délicieuse noix de jambon.

Après une longue route, nous arrivons au monastère. Notre but premier était de se garer en bas et de monter à pieds mais, comme nous sommes arrivés au alentour de midi, les enfants avaient faim (enfin, nous aussi) et surtout nous étions en plein cagnard… On en pouvait pas s’arrêter pour se trouver un petit coin tranquille. Du coup, nous avons décidé de faire la visite (qui est assez courte) et de manger après. Nous nous sommes donc garés le plus près possible de l’entrée (merci Théo pour le fast pass), nous avons tout chargé et… avons ouvert de grands yeux. Des gens dormaient à même le sol devant le monastère et il y avait une file de dingues pour rentrer… Heureusement, Théo a de nouveau bien joué son rôle de fast pass et nous sommes passés devant tout le monde.

Nous avons commencé par la chapelle où il y a les reliques de Saint Basile, impossible de prendre des photos. Déjà parce que c’est interdit mais en plus la chapelle est si petite qu’on y tient à peine debout. Nous ressortons et visitons le reste du monastère où se trouvent un nombre incalculable de mosaïques.

Suite à cette mini mais très belle visite, nous reprenons la voiture et redescendons afin de nous trouver un petit coin tranquille, ce que nous trouvons assez facilement en nous éloignant de la foule. Nous mangeons notre baguette, notre noix de jambon et nos spécialités monténégrines sur un banc très apprécié par Emeline car il est noir, jaune, rouge. Elle est certaine que c’est fait exprès J.

Nous reprenons la voiture et allons à Risan afin de nous y baigner avant de repartir. En passant, nous voyons la fameuse île avec l’Eglise Notre-Dame-Du-Rocher. Jéré décide de faire voler son drone au dessus tandis que moi je reste dans la voiture avec les enfants car il n’y a pas de place pour nous garer et que ça ne prendra que quelques minutes… Un peu plus tard, Jéré revient en catastrophe pour mettre ses bottines de marche car son drone s’est craché… Nous attendons de longues minutes mais notre terroriste favori revient finalement trempé de sueur et surtout bourré d’échardes sur l’ensemble de son corps et sur tous ses habits. J’essaye de l’aider à se changer et surtout je reprends le volant pour enfin nous mettre à un autre endroit. Visiblement, il y avait une antenne pour brouiller les ondes car le drone avait à peine décollé que Jérémy en a perdu le contrôle.

Je fais accélérer les choses pour qu’on aille se poser TRANQUILLEMENT au bord de l’eau. Nous trouvons un petit port où nous nous installons. Jérémy va directement dans l’eau pour se soulager pendant que je tartine nos loulous de crème solaire. Le pauvre, il en a partout et quand on essaye de les retirer elles se cassent les unes après les autres… Malgré tout nous arrivons à profiter en allant nager, jouer et en faisant du snorkeling. Bon pas de bol, il n’y a pas beaucoup de poissons à cet endroit mais ce n’est pas grave les boudins gonflables nous font beaucoup rire.

Jour 4 – Kotor

Nous nous levons de bonne heure et cette fois nous devons même réveiller Théo. Comme quoi, tout arrive. Aujourd’hui, nous voulons gravir les 1293 marches de château de Kotor mais, le tôt possible afin de faire un maximum avant que le soleil soit au-dessus de notre tête.

Nous commençons la montée au pas de course, Emeline avance comme un cabri. Jérémy et moi avons plus de difficultés car lui porte Théo sur ses épaules et moi les trois litres d’eau et l’appareil photo. Nous faisons régulièrement des pauses car, nous sommes à l’ombre mais il fait déjà fort chaud (plus de 30 degrés). Jérémy, bien qu’il ait Théo sur ses épaules, avance plus vite que moi. Il arrive au sommet quelques minutes avant et fait connaissance avec un groupe de francophones qui voyagent avec « Terre d’aventure ». Ces personnes sont vraiment très sympathiques, nous en profitons pour prendre quelques renseignements pour Papilou et Mamilou qui partent souvent avec cet organisme. Une fois en haut la vue est tout simplement magnifique sur la baie de Kotor, un régal !!

Baie de Kotor vu du Château.

Après quelques photos de notre victoire, nous redescendons calmement pour commencer notre long périple jusqu’à Split en Croatie où nous avons loué un petit appartement. Pour le trajet, nous décidons de passer par la Bosnie et pas par la côte car il y a plus d’autoroutes et que nous voulons avancer un maximum. Nous avançons bien jusqu’à l’arrivée à la frontière bosniaque. Honnêtement, heureusement que nos enfants sont sages en voiture car, nous avons été à l’arrêt pendant plus d’1h45 en plein cagnard ! Une honte !!! La file avance lentement, du coup, je ne prends pas la peine de remettre le moteur en route pour avancer chaque centimètre de libre devant.

Au moment où nous passons devant le douanier, il nous demande nos pass sanitaires, ça c’est ok pour nous mais il nous demande la preuve du test PCR d’Emi… Heu… nous n’en avons pas fait… Il est sympa et nous laisse passer car elle a juste 7 ans et c’est à partir de cet âge qu’il en faut un. De plus, nous ne faisons que passer, nous ne dormirons pas en Bosnie. Ouf !

Nous sommes contents de passer par là car les paysages sont vraiment différents : bon soyons honnêtes, on s’attendait à des autoroutes, nous aurons finalement des nationales mais le pays est en train de se construire : partout, nous voyons que ça bouge. Les paysages sont magnifiques, naturels avec très peu de constructions humaines. Sur le bord de la route, il y a des petits marchands bien sympathiques à qui nous achetons nos fruits. Bref, tout cela donne envie de revenir.

Vient maintenant le moment de revenir en Croatie et de passer la frontière. Heureusement la file est beaucoup moins longue et nous passons en 20 minutes.

Sur l’entre-fait, nous arrivons à l’appartement de Split, non pas à 17h mais à 19h… Et là, déception ! Pour la première fois de voyage, l’endroit est sale, pas bien aménagé et la climatisation pue tellement lorsque nous l’allumons que nous décidons de la couper. Pour boucler ce vilain tableau, il y a plein de moustiques et de drôles de bruits (Tic, tic tic).

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